Trail - Grand Trail des Lacs et Châteaux - Samedi 1er juin 2013

Après 5 mois de jachère au niveau sportif (suite à une déchirure au mollet gauche et ensuite un problème rotulien au genou droit), je me décide quand même d'aller faire le Grand Trail des Lacs et Châteaux (GTLC) qui se déroule en Belgique ( 87km 2800 D+).

De toute façon, je suis inscrit depuis plus de 8 mois et j'ai déjà payé. Tant pis si je ne vais pas jusqu'au bout, au moins j'aurais fait une longue sortie.
 
 
En effet, sur les 5 derniers mois, ma sortie la plus longue est de 21 kms. Et j'ai uniquement fait 2 sorties trails (avant mes déboires physiques) avec les collègues du JAF.
 
Ce trail est une étape intermédiaire pour ma préparation à l'UT4M (1ere édition - 170 km / 10 000 m D+) qui se déroulera fin août, du côté de Grenoble.
 
Nous partons à 2, très tôt le matin (2h du matin) rejoindre 2 autres copains qui sont déjà sur place.
Nous attendons 10 minutes sur le point de départ du bus (juste de quoi retirer le dossard et se préparer !!) qui doit nous emmener dans la forêt (là où se situe le départ de la course). Il n'y a que 80 coureurs (limite du nombre de coureurs par course) .
 
Après un brief rapide du responsable de course, nous sommes "lâchés dans la nature". Le balisage est sommaire, nous nous arrêtons fréquemment afin d'essayer de repérer les flèches et le balisage, il y a peu de commissaire de courses.
Nous sommes loin des organisations françaises avec leurs contraintes réglementaires.
 
Le parcours est roulant sur les premiers 20 kms, il y a beaucoup de chemins et peu de montées.
Après le premier ravitaillement (km 21) , les chemins deviennent très boueux pendant 5/6 km, il est quasi impossible de courir.
Je suis au km 30 que j'ai parcouru en 3h30.
 
Je me retrouve ensuite rapidement dans un groupe de coureurs (des flamands !! mais ceux ci ne sont pas roses...) avec qui je me perds pendant 1/4 d'heure, et que je suivrai jusqu'au km 60.
La partie montante et technique se situe entre le km 50 et le km 70, les jambes tiraillent et je m'aide des bâtons pour grimper. Il y a beaucoup de passages de ponts où l'on ne peut pas courir.
 
Sur les parties roulantes je double des coureurs qui me rattrapent systématiquement dans les montées et parties techniques..
Les chemins sont très boueux et en devers, et il y a beaucoup de racines. J'ai l'impression de passer plusieurs fois au même endroit tellement tous les paysages se ressemblent dans cette forêt.
 
Arrivé au dernier ravitaillement on m'indique qu'il reste 15 km, et que le trail de 85 km en fait 89....
En bon Français et en temps normal, j'aurai râlé, mais là je suis trop fatigué. Je prends un verre de coca, quelques tucs et je repars pour en finir le plus rapidement possible.
Les 12 kilomètres suivants sont interminables : les chemins boueux où on ne peut pas courir se succèdent.
 
Finalement, nous aurons couru pendant plus de 70 kms dans la forêt, ce qui doit être beaucoup plus sympa quand les chemins sont secs.
Arrivé au km 86, j'aperçois au loin le village de départ; cela sent l'écurie et même si cela grimpe c'est du bitume, et j'en suis habitué. Alors je me remets à courir.
 

Je boucle le tout en 12h30. Je ne sais pas à quelle place, puisque l'organisation a des soucis informatiques, mais tant pis, l'important est d'arriver, sans bobo particulier, sans problème au genou.
 
Je décide de ne pas courir le lendemain (j'étais inscrit pour le 56 km) car ma préparation est quasi inexistante. J'ai l'impression d'abandonner mais tant pis, il faudra que je me rattrape plus tard pour la distance...
 

Prochaines étapes : le Trail des Gaulois (45 km - 1 000 D+) début juillet, le Trail de Ham sur Heure (56 km 1 500 D+) début août, finiront d'affiner ma préparation.
 
Mais il me reste beaucoup de travail pour pouvoir réussir mon challenge du mois d'août... Car je suis bien loin de l'état de forme que j'avais lorsque j'ai fait le GRP en 2011.
 
 
Vincent